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Publié le 18/03/2021

Répétition de "La Répétition d'opéra" d'Albert Lortzing

Par Maëla

#Coup de coeur des Kiosqueurs

C’est le 11 mars, après une journée pluvieuse que Pauline et Maëla se sont rendues au Théâtre Graslin la veille de la captation vidéo de l’opéra-comique allemand Die Opernprobe (La Répétition d’opéra) de Albert Lortzing...

Nouvelles recrues en service civique au Kiosque Nantais, aucune de nous n'avait assisté à un spectacle d’Opéra (nous remercions Angers Nantes Opéra de nous avoir accueillies). Impressionnées par la beauté du lieu, nous n’étions que quelques personnes à être assises dans les très confortables sièges bleus du théâtre, quand la répétition générale du spectacle a commencé. 

Petite parenthèse, c’est Alain Surrans le directeur d'Angers Nantes Opéra qui est venu avec l’idée d’adapter cette pièce de Albert Lortzing (1851) avec Eric Chevalier à la mise en scène, qui nous dit : “Die Opernprobe (La Répétition d’opéra) étant présenté à Nantes pour la première fois en France, il me semblait essentiel de la donner « dans son jus », de lui conserver son caractère léger avec son canevas largement héritier du théâtre de foire français, avec ses personnages si caractéristiques.” 

La pièce, chantée en allemand et jouée en français, se déroule en 1774. En voici le résumé, tiré du dossier de presse :

“Dans le château se prépare une représentation, voulue par le comte, grand amateur d’opéra. C’est la servante, Hännchen, qui dirige avec autorité la première répétition d’orchestre. Mais la jeune femme est surtout intéressée par deux étrangers qu’elle voit depuis peu dans les alentours. (...) On entend un duo : il s’agit du baron Adolph von Reinthal et de son serviteur Johann. Adolph a quitté le domicile de son oncle lorsque celui-ci a voulu lui faire épouser une jeune fille inconnue de lui alors qu’il était déjà amoureux d’une autre, la fille du maître des lieux, Louise. Ce qu’Adolph ignore, c’est que Louise est précisément la jeune fille que voulait lui faire épouser son oncle. Alors que devrait commencer la répétition générale, tout le monde commence par célébrer l’union de deux couples.”

C’est la cacophonie dans la salle, tous les instruments s’accordent en même temps, quand un silence précède les premières notes... L’orchestre s'emporte sous l'œil passionné d’Antony Hermus qui reprend Mozart et Albert Lortzing et me fait hérisser les poils. Je me sens tout à coup émue d’assister à un spectacle, ce qui ne m'était pas arrivé depuis un an. 

Ca me fait rire de voir que l’orchestre sur scène exagère ses mouvements en faisant semblant de jouer du violon alors que c’est véritablement l’orchestre sous la scène qui s'exécute, c'est très loufoque. Hänchenn, la femme de chambre/cheffe d’orchestre est surprenante dans son chant lyrique et je me surprends à reculer la tête à quelques moments tellement ses aigües sont puissants. Le décor de manière générale est simple mais efficace : chaises, pupitres, projection d’une salle de château, bougies, lustres. Ce sont les costumes et le jeu des artistes qui ont donné vie au lieu. Il y a même un clin d'œil à la situation actuelle par Marc Scoffini, le valet du baron qui en disant sa réplique “Je suis démasqué !", baisse son masque de protection contre le covid et laisse s'échapper un sourire, et un soupir de soulagement. 

Je n'ai pas vu le spectacle passer, c'était étonnant de voir les artistes avec des masques, les expressions de visage étaient plus difficiles à percevoir surtout dans le théâtre mais leur talent l'a remporté, comme souligne Pauline : "Le domestique, personnage burlesque, a des actions décalées tout au long de la pièce qui apportent une touche d’humour et déclenche des éclats de rire."

Captée les 12 et 13 mars 2021, c'est le 10 avril 2021 à 20h en direct du Théâtre Graslin que vous pourrez découvrir cette pièce sur la chaîne Youtube et la page Facebook d'Angers Nantes Opéra, dans le cadre d'un mini-festival numérique avec 3 temps forts. 

 

- Maëla

Crédits photos : Jean-Marie JAGU

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